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Road trip Sicile 15 jours : itinéraire et budget

L’essentiel à retenir : un itinéraire de 15 jours en boucle depuis Catane offre le parfait équilibre entre culture baroque, sites antiques et nature sauvage. Ce parcours permet de faire le tour complet de l’île en évitant la cohue estivale et en privilégiant une petite voiture pour les villages étroits. L’ascension finale de l’Etna marque l’apogée spectaculaire de cette aventure sicilienne.

Vous craignez de transformer votre road trip sicile 15 jours en un marathon épuisant ou de tomber dans les pièges à touristes qui vident votre portefeuille ? Cet itinéraire boucle optimisé tranche ce dilemme en équilibrant parfaitement la découverte des temples antiques, l’ascension mythique de l’Etna et la farniente sur des plages secrètes souvent ignorées des guides classiques. Préparez-vous à maîtriser la conduite locale pour éviter les amendes salées et à savourer la meilleure street food grâce à ce guide de survie pragmatique, conçu pour vous offrir une aventure sicilienne aussi authentique que mémorable.

Votre itinéraire de 15 jours en Sicile en un coup d’œil

Le parcours complet de votre aventure sicilienne

Cette boucle au départ de Catane a été calibrée pour optimiser chaque kilomètre sans vous épuiser. J’ai conçu ce tracé pour alterner intelligemment culture, nature et détente, évitant ainsi de passer la moitié du séjour derrière un volant. C’est un circuit testé et approuvé sur le terrain, pas une simple liste de lieux posée au hasard.

Le tableau qui suit fait office de feuille de route globale pour votre périple. Il condense les grandes étapes, les activités phares et les temps de trajet estimés pour vous permettre de visualiser instantanément la structure du voyage.

Les sections suivantes décortiqueront chaque journée avec des conseils concrets, des adresses précises et des astuces personnelles pour éviter les pièges touristiques. Prenez ce résumé comme une mise en bouche nécessaire avant d’attaquer le plat principal.

Tableau récapitulatif de votre road trip

Ce tableau est le meilleur moyen de visualiser la logique de votre périple. Il vous évite les erreurs de timing classiques en Sicile.

Jour Étape principale Incontournables & Activités Temps de route estimé
Jour 1 Arrivée à Catane, direction Taormine Installation, visite du théâtre gréco-romain au coucher du soleil ~1h
Jour 2 Taormine & Castelmola Isola Bella, jardins de la Villa Communale, verre de vino alla mandorla à Castelmola ~30 min
Jour 3 Syracuse & Ortygie Parc archéologique de Néapolis, flânerie sur l'île d'Ortygie ~1h30
Jour 4 Syracuse (Ortygie) Marché d'Ortygie, Piazza del Duomo, baignade à Oasi del Gelsomineto ~30 min
Jour 5 Région baroque (Noto, Raguse) Visite de Noto, découverte de Ragusa Ibla et ses vues ~1h
Jour 6 Agrigente & Vallée des Temples Visite de la Vallée des Temples (tôt le matin ou en fin de journée) ~2h
Jour 7 Scala dei Turchi & route vers Trapani Photo à la Scala dei Turchi, longue route vers l'ouest ~2h30
Jour 8 Trapani & les marais salants Centre historique de Trapani, coucher de soleil sur les marais salants ~30 min
Jour 9 Erice & Réserve du Zingaro Montée à Erice (funiculaire), randonnée et criques au Zingaro ~1h
Jour 10 Palerme Arrivée et première immersion dans le chaos organisé de la ville ~1h30
Jour 11 Palerme Palais des Normands, marchés de Ballaro et del Capo, street food 0 min
Jour 12 Cefalù Visite de la cathédrale, détente sur la plage, grimper sur La Rocca ~1h
Jour 13 Parc des Madonie & retour vers l'est Traversée du parc, villages de montagne, route vers la région de l'Etna ~3h
Jour 14 Mont Etna Ascension du volcan (excursion guidée recommandée) ~1h
Jour 15 Catane & départ Marché aux poissons de Catane, dernière granita, vol retour ~45 min

Les préparatifs avant de partir sur les routes siciliennes

Maintenant que vous avez la carte en main, parlons argent, bagages et paperasse. Un bon voyage commence bien avant de mettre le contact.

Quand partir en Sicile pour un road trip ?

Oubliez juillet et août, c’est un piège à touristes. La chaleur écrasante dépasse souvent les 38°C, rendant les visites insupportables au milieu d’une foule compacte. Pire, les prix des logements doublent, ce qui gâche franchement l’expérience globale.

Visez plutôt le printemps (avril-mai) ou le début de l’automne (septembre-octobre) pour profiter vraiment. La nature explose de couleurs, l’eau reste baignable et le climat devient enfin votre allié. C’est le moment idéal pour savourer la Dolce Vita à des tarifs bien plus doux.

Budget pour 15 jours : combien ça coûte vraiment ?

Comptez environ 1500 € par personne pour un confort correct, hors vols. Le logement et la restauration engloutiront la majeure partie de votre budget. Prévoyez large pour ne pas finir à sec au milieu du séjour.

Vos euros partiront vite dans la location de voiture, l’essence et les péages inévitables. Côté sommeil, alternez entre Agriturismo et B&B pour équilibrer la note. Pour manger, mixez restaurants le soir et street food le midi, sans oublier le budget visites.

Voici mon astuce pour alléger la facture : déjeunez sur les marchés locaux. Une part de pizza ou des arancini coûtent trois fois rien. C’est moins cher et plus authentique.

Louer une voiture : les points de vigilance

Ne faites pas l’erreur de prendre un SUV, louez impérativement une petite voiture type Fiat 500. Les ruelles siciliennes sont impitoyables et se garer relève souvent du miracle. Un gros véhicule deviendra vite un boulet stressant qui vous empêchera de circuler librement.

Ici, l’assurance n’est pas une option, prenez une couverture complète sans franchise. La conduite locale est sportive et les rayures sur les pare-chocs sont monnaie courante. Payer ce supplément, c’est s’acheter une tranquillité d’esprit absolue face aux petits accrochages inévitables.

Réservez votre bolide des mois à l’avance, surtout si vous partez en haute saison. Comparez toujours les loueurs locaux aux enseignes internationales pour dénicher le meilleur deal. Vérifiez bien la politique de carburant : l’option plein/plein reste la seule honnête.

Attention au piège classique : le loueur exigera une carte de crédit au nom du conducteur principal pour la caution. Une carte de débit sera systématiquement refusée. C’est un point bloquant pour beaucoup.

Hébergement et valise : l’essentiel à ne pas oublier

Pour vivre la Sicile à 100%, mixez vos nuits. Dormez en Agriturismo pour toucher à la terre, choisissez des B&B dans les centres historiques animés, et finissez par quelques hôtels confortables près des plages.

Un détail technique change tout : réservez uniquement des hébergements avec parking inclus ou garanti. Dans les villes comme Palerme ou Catane, c’est un filtre de recherche qui sauve la vie et vous évite de tourner en rond pendant des heures.

La Sicile n’est pas une seule destination, c’est un continent en miniature. En une journée, vous passez des ruines grecques à une plage de rêve, avant de dîner au pied d’un volcan.

Ne surchargez pas vos bagages, mais ne partez pas les mains vides. Voici la liste des indispensables que j’emporte toujours pour un road trip sicile 15 jours réussi sans mauvaises surprises.

  • Un permis de conduire valide et une carte de crédit pour la location de voiture.
  • Des chaussures de randonnée confortables (pour l’Etna et le Zingaro).
  • adaptateur pour les prises électriques italiennes.
  • De la crème solaire et un chapeau, même au printemps.
  • Des chaussures d’eau pour les plages de galets.

Avant de boucler la maison, vérifiez rapidement vos contrats. Savoir que son assurance habitation est à jour peut offrir une tranquillité supplémentaire pendant le voyage si un pépin survient chez vous.

Enfin, un dernier conseil d’ami : voyagez léger. Une seule valise par personne suffit amplement. Vous devrez la monter et la descendre souvent dans les escaliers raides des vieux immeubles siciliens.

Conduire en Sicile : le guide de survie pour éviter les pièges

Oubliez tout ce que vous savez sur le code de la route pour votre road trip Sicile 15 jours. En Sicile, la conduite est une forme d’art, ou de chaos organisé. Voici les règles non-écrites pour survivre.

Le cauchemar des ZTL (zones à trafic limité)

Une ZTL (Zona a Traffico Limitato) est une zone de centre-ville historique strictement interdite aux véhicules non-résidents à des heures précises. Les panneaux d’entrée sont souvent discrets ou placés en hauteur mais les caméras de surveillance, elles, ne ratent absolument rien.

L’amende est quasi automatique et vous parviendra par courrier des mois après votre retour en France. Si votre hôtel se trouve dans une ZTL, exigez qu’ils communiquent votre plaque d’immatriculation à la police municipale pour éviter la sanction.

Les ZTL ne sont pas des suggestions. Ce sont des pièges à touristes qui vous garantissent une amende des mois après votre retour. Les ignorer est la pire erreur.

Se garer : entre lignes bleues, blanches et faux gardiens

Retenez ce code couleur simple pour éviter la fourrière : les lignes blanches indiquent un stationnement gratuit alors que les lignes bleues signalent des places payantes via horodateur. Ne vous garez jamais sur les lignes jaunes car elles sont réservées aux résidents ou livraisons.

Vous croiserez souvent des « parcheggiatori abusivi », ces faux gardiens qui réclament de l’argent pour « surveiller » votre véhicule. Donnez-leur une petite pièce (1 ou 2€) pour avoir la paix.

Mon meilleur conseil reste d’utiliser les parkings payants et sécurisés situés à l’entrée des villes ou de choisir un hôtel avec parking privé. C’est certes plus cher mais cela vous épargnera bien des angoisses.

Le style de conduite sicilien décodé

Ici, la conduite est fluide et très réactive. Le klaxon n’est pas une agression mais un outil de communication essentiel pour dire « je suis là » ou « je passe » dans les intersections.

Le stationnement en double file est une pratique courante et tolérée pour les arrêts rapides. Si vous êtes bloqué, ne paniquez pas car un petit coup de klaxon suffit généralement à faire revenir le conducteur.

Les priorités et les panneaux « Stop » sont parfois considérés comme optionnels par les locaux. La règle d’or est celle du bon sens et de l’anticipation permanente alors restez toujours vigilant aux intersections.

Pour rouler l’esprit tranquille durant votre périple, voici quelques réflexes indispensables à adopter dès votre arrivée sur l’île :

  • Faire le plein dès que possible, les stations-service sont rares dans les zones rurales.
  • Utiliser un GPS (Waze, Google Maps), mais toujours vérifier les panneaux pour les ZTL.
  • Ne rien laisser de visible dans la voiture lors des arrêts.
  • Se méfier des routes de campagne, elles peuvent être très étroites et mal entretenues.

Routes, autoroutes et péages

La Sicile compte peu d’autoroutes à péage (autostrade), situées principalement au nord et à l’est (axes Messine-Catane et Messine-Palerme). La majeure partie du réseau routier est composée de routes nationales (strade statali) qui sont gratuites mais plus lentes.

Le système est classique : vous prenez un ticket en entrant et payez à la sortie. Prévoyez toujours de l’argent liquide car les terminaux de carte bancaire étrangers rejettent souvent les paiements aux barrières.

L’état des routes secondaires laisse parfois à désirer avec des nids-de-poule fréquents. Conduisez prudemment et prévoyez systématiquement des temps de trajet plus longs que ceux indiqués par votre GPS.

Semaine 1 : de l’est baroque aux temples grecs

C’est parti. La première semaine est un concentré d’histoire, de vues sur la mer et de villes qui semblent figées dans le temps. On commence par le bijou de la côte est.

Jours 1-2 : Taormine, la carte postale parfaite (et son voisin perché)

Atterrissez à l’aéroport de Catane, récupérez votre voiture et filez directement vers Taormine. Installez-vous rapidement, puis foncez au théâtre gréco-romain pour saisir la vue mythique sur l’Etna fumant et la mer. C’est le genre de panorama qui justifie le voyage à lui seul.

Le deuxième jour, descendez à Isola Bella très tôt le matin pour éviter la cohue touristique habituelle. Remontez ensuite flâner dans les jardins de la Villa Communale pour trouver un peu de calme et d’ombre.

Mon véritable coup de cœur : monter au village de Castelmola en fin de journée. Commandez un verre de vin d’amande (vino alla mandorla) en admirant le panorama. Franchement, l’ambiance y est bien plus authentique qu’à Taormine.

Jours 3-4 : Syracuse, le cœur battant de la grande Grèce

Reprenez la route vers Syracuse, une étape majeure de ce road trip sicile 15 jours. Commencez par le Parc Archéologique de Néapolis et son immense théâtre grec taillé dans la roche. On sent ici tout le poids de l’histoire antique.

Consacrez le reste de votre temps à Ortygie, le centre historique insulaire. Il faut se perdre dans ses ruelles, admirer la Piazza del Duomo bâtie sur un temple grec et arpenter le marché local. L’atmosphère y est unique.

Pour une pause plage, éloignez-vous un peu vers l’Oasi del Gelsomineto. C’est une belle plage de sable fin, bien plus agréable et sauvage que les plages urbaines bétonnées de la ville.

Jour 5 : Noto et Raguse, le triomphe du baroque sicilien

Cette journée est dédiée à l’architecture baroque, reconstruite après le terrible séisme de 1693. Premier arrêt obligatoire à Noto, la « capitale du baroque« , pour admirer ses façades en pierre dorée qui capturent la lumière. C’est visuellement saisissant.

Poursuivez votre route vers Raguse. La ville est coupée en deux : la partie moderne (Superiore) et la vieille ville en contrebas (Ibla). Descendre les escaliers vers Ibla est une expérience physique qui fait partie du charme des lieux.

Le point de vue depuis le haut des escaliers sur Ragusa Ibla est probablement l’une des plus belles vues de Sicile. Ne ratez pas le Giardino Ibleo pour une pause au calme bien méritée.

Jours 6-7 : Agrigente, la Vallée des Temples et la falaise blanche

Le clou du spectacle culturel arrive ici : la Vallée des Temples. Un conseil d’ami : allez-y très tôt le matin ou pour la « golden hour » en fin d’après-midi. La chaleur et la foule deviennent insupportables en milieu de journée, gâchant l’expérience.

Le lendemain, mettez le cap sur la Scala dei Turchi. C’est une merveille géologique, une falaise d’un blanc éclatant qui plonge dans la mer. Attention toutefois, l’accès peut être réglementé pour préserver le site.

Après la visite, prenez la route pour la longue traversée vers l’ouest de l’île. C’est une journée de transition nécessaire, mais vous verrez les paysages changer radicalement au fil des kilomètres.

Semaine 2 : cap à l’ouest et retour par la côte nord

La deuxième semaine change radicalement de décor. On quitte l’Antiquité pour une Sicile plus sauvage, plus secrète, avant d’affronter le chaos magnifique de Palerme.

Jours 8-9 : Trapani, le sel, le vent et un village dans les nuages

Vous arrivez à Trapani et l’ambiance change instantanément. Ici, le vent marin dicte sa loi dans un centre historique aux façades baroques usées par le sel. Ce n’est plus la Sicile touristique de l’Est, c’est un port de caractère qui ne triche pas.

Le soir venu, ne manquez sous aucun prétexte le coucher de soleil sur les marais salants entre Trapani et Marsala. Les bassins virent au rose et les moulins à vent se découpent sur l’horizon. C’est sans doute le spectacle le plus photogénique de ce road trip sicile 15 jours.

Le lendemain, grimpez dans le funiculaire pour rejoindre Erice. Ce village médiéval, perché à 750 mètres, flotte littéralement au-dessus de la mer. Les ruelles pavées et les pâtisseries locales valent largement le vertige de la montée.

Option nature : la réserve du Zingaro ou les îles Égades

Ici, un dilemme s’impose pour les amoureux de nature brute. Option 1 : la Réserve Naturelle du Zingaro, accessible depuis Scopello. C’est une marche de 7 km ponctuée de criques sublimes, mais attention, l’ombre est inexistante et l’eau potable rare.

Option 2 : laissez la voiture et filez vers les îles Égades, comme Favignana ou Levanzo. Louer un scooter ou un vélo sur place reste le meilleur moyen de traquer les criques isolées. L’eau y est d’une clarté insolente.

Si vous voulez mon avis tranché, le Zingaro gagne le duel. Il offre une liberté totale sans dépendre des horaires stricts des ferries. C’est exactement l’esprit d’aventure qu’on recherche ici.

Jours 10-11 : Palerme, le choc culturel et la meilleure street food du monde

L’arrivée à Palerme agit comme un électrochoc urbain. C’est bruyant, chaotique et visuellement saturé, mais on s’y attache instantanément. Un conseil d’ami : garez votre véhicule dans un parking surveillé et oubliez-le, conduire ici est un sport de combat.

Foncez voir le Palais des Normands et sa Chapelle Palatine, l’or des mosaïques vous laissera sans voix. Ensuite, perdez-vous dans les marchés de Ballaro ou del Capo. C’est dans ces allées hurlantes que vibre la véritable âme sicilienne.

Côté assiette, Palerme est la capitale incontestée de la street food. Osez le pane ca meusa si vous avez l’estomac accroché, ou rabattez-vous sur les panelle et les arancini. C’est gras, c’est bon, et ça ne coûte presque rien.

Jours 12-13 : Cefalù et la traversée des Madonie

On quitte la fureur palermitaine pour Cefalù, un port de pêche carte postale dominé par son immense rocher. L’atmosphère redescend d’un cran. C’est l’endroit idéal pour ralentir le rythme avant la fin du voyage.

Après la cathédrale normande, les plus courageux attaqueront l’ascension de La Rocca. La vue au sommet se mérite : ça grimpe sec et le soleil tape fort. Prévoyez de bonnes chaussures, les tongs sont interdites et les gardiens ne rigolent pas.

Pour le retour, évitez l’autoroute côtière et coupez par le Parc Naturel des Madonie. La route serpente entre des villages de pierre et des sommets inattendus. C’est une Sicile montagnarde et authentique que 90 % des touristes ignorent totalement.

Les derniers jours : entre volcan et au revoir à Catane

Le voyage touche à sa fin, mais il reste deux monuments à découvrir : un naturel, l’autre urbain. On termine en apothéose ce road trip sicile 15 jours avec le maître incontesté de l’île.

Jour 14 : Face à face avec l’Etna, le géant sicilien

C’est le jour de l’Etna, et ce n’est pas le moment d’improviser. Ne tentez surtout pas l’ascension du sommet seul, c’est dangereux et souvent interdit. La seule option sérieuse est de réserver une excursion guidée avec des vulcanologues. Ils fournissent les casques et connaissent les zones sécurisées.

L’ascension est une véritable expédition en plusieurs étapes. Vous laissez la voiture, montez dans le téléphérique, puis enchaînez avec un bus 4×4 tout-terrain. Enfin, vous marchez avec votre guide vers les cratères sommitaux, là où la terre respire encore.

Le paysage là-haut est lunaire, presque irréel. Le vent est glacial et violent, même en plein mois d’août, alors couvrez-vous. C’est une expérience puissante, brute, qui rappelle que la nature commande toujours ici.

Si vous voulez économiser ou marcher moins, montez en voiture jusqu’au Refuge Sapienza. Promenez-vous simplement sur les cratères Silvestri, c’est gratuit, plus bas, mais visuellement très impressionnant.

Option fraîcheur : les Gorges de l’Alcantara

Si l’Etna vous semble trop intense ou si vous cherchez de la fraîcheur, les Gorges de l’Alcantara sont une excellente alternative. Ce sont des canyons de lave noire, sculptés géométriquement par la rivière au fil des siècles. Le contraste entre la roche sombre et l’eau claire est saisissant.

On peut y faire du body rafting ou simplement y tremper les pieds. Attention, je vous préviens, l’eau est glaciale (autour de 10°C), même quand il fait 40°C dehors. C’est vivifiant, c’est le moins qu’on puisse dire, mais ça réveille.

Jour 15 : Catane, le marché aux poissons et le départ

Dernier matin en Sicile, il faut le vivre intensément. Direction le marché aux poissons (La Pescheria) de Catane pour une claque sensorielle. Une ambiance incroyable, des cris des vendeurs, des odeurs fortes… C’est un spectacle vivant, authentique et sans filtre.

Montez ensuite sur la terrasse de la Basilique Sainte Agathe pour une dernière vue panoramique sur la ville noire et l’Etna. Passez saluer l’éléphant en lave sur la Piazza del Duomo, l’emblème de la cité.

Il ne reste qu’à s’offrir une dernière granita ou une cipollina avant de rendre la voiture à l’aéroport. C’est la fin du voyage, mais le goût de la Sicile restera longtemps.

Goûter la Sicile : un road trip pour les papilles

Un voyage en Sicile sans parler de bouffe, ce serait une hérésie. Voici un petit guide pour ne pas passer à côté des saveurs essentielles de l’île.

La sainte trinité de la street food

La Sicile se mange dans la rue, debout et sans chichis. C’est rapide, terriblement bon marché et franchement délicieux. C’est le carburant parfait pour tenir la route lors d’un road trip.

Trois stars dominent le pavé. D’abord l’arancino, cette boule de riz frite au ragù, à ne surtout pas confondre avec l’arancina de Palerme. Ensuite les panelle, des beignets de farine de pois chiches addictifs, et le sfincione, une sorte de pizza épaisse et moelleuse.

Pour les plus aventureux, il y a le pane ca meusa à Palerme, un sandwich à la rate. C’est une institution locale qui ne laisse personne indifférent.

Les douceurs : du cannolo à la granita

Le sucré est une religion ici, on ne rigole pas avec ça. Le roi incontesté est le cannolo, un tube de pâte frite garni de ricotta fraîche. Il doit impérativement être rempli à la minute.

La granita est le rituel sacré du petit-déjeuner ou du goûter. Servie avec une brioche à « tuppo », les meilleurs parfums restent amande, pistache ou mûre. La texture doit être parfaite, crémeuse, ni glace dure, ni sorbet liquide.

Ne faites pas l’impasse sur la cassata siciliana, un gâteau complexe à base de ricotta, génoise et fruits confits. C’est riche, sucré, mais c’est un monument.

Les spécialités à ne pas manquer par région

La cuisine sicilienne change radicalement. À Catane, il faut absolument goûter la pasta alla Norma avec ses aubergines et sa ricotta salata, ainsi que la cipollina, un chausson feuilleté typique.

Du côté de Trapani, le pesto alla trapanese aux amandes, tomates et ail, ainsi que le couscous de poisson, sont des classiques locaux.

Et partout sur la côte, les produits de la mer dominent. Le poisson-épée (pesce spada) et le thon sont préparés de mille façons. Ce souci du détail et de l’authenticité se retrouve dans toute la culture italienne, bien loin de la simple planification d’un road trip de 15 jours en Autriche par exemple.

Boucler ce tour de la Sicile en deux semaines vous laissera des souvenirs impérissables. Entre la majesté de l’Etna, les trésors baroques et les saveurs de la street food, cette île intense ne laisse personne indifférent. Il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets pour vivre cette aventure inoubliable au cœur de la Méditerranée.

FAQ

15 jours suffisent-ils pour faire le tour complet de la Sicile ?

Oui, c’est la durée idéale. En deux semaines, vous pouvez réaliser une boucle complète (généralement au départ de Catane ou Palerme) sans avoir à courir. Cela permet d’équilibrer les visites culturelles incontournables comme la Vallée des Temples et les moments de détente sur les plages de la réserve du Zingaro, tout en gardant un rythme de voyage agréable.

La conduite en Sicile est-elle vraiment si difficile ?

Disons qu’elle est « sportive » et demande de l’attention. Le code de la route est parfois interprété avec souplesse par les locaux et les priorités se jouent souvent au culot. Le plus grand piège reste les ZTL (Zones à Trafic Limité) dans les centres historiques : elles sont surveillées par caméras et l’amende est quasi systématique si vous y entrez sans autorisation. Louez une petite voiture et prenez une assurance complète pour rouler l’esprit tranquille.

Quels sont les incontournables absolus à caser dans cet itinéraire ?

Sur un road trip de 15 jours, vous ne pouvez pas passer à côté de l’ascension de l’Etna, d’une promenade dans les ruelles d’Ortygie à Syracuse, et de la vue depuis le théâtre de Taormine. Ajoutez à cela la Vallée des Temples à Agrigente pour l’histoire, la réserve du Zingaro pour la nature, et l’ambiance unique des marchés de Palerme pour la street food.

Y a-t-il des endroits à éviter lors d’un road trip ?

Il n’y a pas de zone dangereuse à proprement parler pour les touristes, mais il faut absolument éviter de circuler en voiture dans le centre-ville de Palerme aux heures de pointe : c’est un chaos indescriptible. De manière générale, évitez de laisser des objets de valeur visibles dans votre véhicule lorsque vous vous garez près des sites touristiques isolés ou des plages.

Quelle est la plus jolie partie de l’île à privilégier ?

C’est un débat éternel, mais la côte Est (Taormine, Syracuse, Etna) concentre une densité incroyable de sites historiques et de panoramas spectaculaires. Cependant, l’Ouest (Trapani, Erice, Îles Égades) offre une beauté plus sauvage et authentique. L’avantage de cet itinéraire de 15 jours est justement de ne pas avoir à choisir et de pouvoir profiter des deux visages de la Sicile.

Est-il possible de faire ce tour de la Sicile en voiture toute l’année ?

Oui, c’est tout à fait possible. Cependant, les meilleures périodes restent le printemps (avril-juin) et l’automne (septembre-octobre). En plein été, la chaleur peut rendre la route et les visites (comme Agrigente) éprouvantes, et la circulation est beaucoup plus dense. En hiver, certains accès, notamment pour les randonnées sur l’Etna, peuvent être limités par la neige.

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